Les récentes interventions de Madame Jouanno sont une offense aux valeurs de justice sociale et morale qu'elle est censée représenter et défendre par le biais de son ministère. Que des Dugarry ou des Lizarazu veuillent prendre la défense de leur ami est une chose. Mais que la ministre tente de désolidariser le sélectionneur et elle-même de cette affaire est proprement lâche et scandaleux.Celle ci se cache derrière les enquêtes en cours -dont la FFF et son Ministère sont à la fois juge et partie- pour ne pas se prononcer sur l'avenir de L.Blanc tout en répétant à qui veut l'entendre qu'il n'est pas raciste, sans oublier de rappeler qu'elle n'a pas l'autorité pour décider de son sort.
Or, non seulement elle n'a aucune autorité ni légitimité pour décréter si un tel ou un tel est raciste ou pas, ce qui rend son propos nul et non avenu, mais de plus elle prend des pincettes et des précautions bien particulières pour assurer le sélectionneur de la confidentialité de ses auditions, et il semble bien être le seul à bénéficier de ce traitement de faveur. On ne l'a pas entendue être aussi bienveillante en faveur de messieurs Mombaerts ou Blaquart, elle a d'ailleurs suspendu ce dernier dès le premier jour de l'affaire: a t elle pris cette décision simplement parce que lui relève de sa juridiction, ou par conviction d'une faute réelle ?
Alors que Mediapart vient d'enfoncer le clou avec un document qui établit l'existence de statistiques et de listes absolument intolérables au sein d'une fédération dont elle est tutélaire et que tout le monde sait que Laurent Blanc a activement participé à des discussions favorables à des quotas non-dits, elle préfère s'interroger sur les méthodes et les motivations de Mediapart et de ses informateurs.
Qu'elle nous permette donc de nous interroger également sur les motifs qui la poussent à protéger un sélectionneur qui ne relève pourtant pas de sa tutelle comme elle aime à le répéter si souvent.
et j'apprends à l'instant que Monsieur Blanc pourrait être entendu seulement Lundi et/ou à son domicile bordelais. C.Jouanno sait-elle que "President" n'est juste qu'un surnom ? on croit rêver.
RépondreSupprimerL'image de L.Blanc dans cette réunion est tout aussi stratégique pour le gouvernement que celle de Zidane en '98...
RépondreSupprimerdont on sait désormais aussi que ce n'était que le symbole d'un ciment social appliqué à coups de grosses truelles sur une façade déjà bien décrépie. La pluie et le temps qui passe remettent à nu les fissures passées il faut vite gâcher (dans les deux sens du terme) un nouveau mortier.
RépondreSupprimerMme Jouanno: "l'important ce n'est pas le graphique, c'est l'exploitation qu'on peut en faire".
RépondreSupprimerQu'elle se rassure, le graphique n'avait probablement été réalisé que pour en faire un fond d'écran ou un poster. C'est certainement ce que va conclure l'enquête.