Parce qu'en dépit de ses excuses, selon lesquelles les propos tenus lors de cette réunion à la FFF auraient été sortis de leur contexte, il n'en demeure pas moins qu'ils ont été prononcés dans le cadre d'une session de travail.Si vous ou moi évoquions ce genre de discussion dans la sphère "privée" de notre entreprise, autour de la machine à café ou a fortiori au cours d'une réunion, nous nous exposerions sans coup férir à des sanctions disciplinaires voire pénales.
Si Laurent Blanc devait échapper à ce type de sanction cela constituerait non seulement un passe-droit , mais de plus créerait un précédent qui pourrait faire jurisprudence dans tous les secteurs de la société y compris extra-sportifs.
C'est pourquoi la question à ce stade n'est pas de savoir si la prédominance de "grands blacks" ou de doubles nationaux doit être régulée ou non pour le "bien du football français". Ce sujet est d'ores et déjà mort et enterré et n'est pas prêt d'être exhumé avant longtemps.
En ayant promu durant des années un format politiquement correct (institutionnalisé par la France Black-Blanc-Beur), les élites dirigeantes de ce pays, qu'elles soient sportives, politiques, associatives ou intellectuelles ont donné le jour à une aberration dont il est impossible dorénavant de se défaire sans basculer dans le politiquement incorrect.
Le tort de L.Blanc c'est d'avoir accepté le poste de sélectionneur en connaissance de cause et s'il n'est pas sanctionné pour discrimination ethnique ou raciale, il le sera alors pour incompétence.



















